Retraite Silencieuse

par | 21 Mai 2020 | Développement personnel, Santé, Spiritualité

3 minutes de lecture

As-tu déjà ressenti le besoin d’être seul? T’es-tu déjà dit qu’il était nécessaire de prendre du recul et du temps pour toi-même dans la nature?

Je connais quelqu’un qui était de ceux qui ont besoin de plaire à ses amis et à sa famille pour se sentir accepté. Je voyais bien qu’il s’oubliait complètement juste parce qu’il pensait qu’il était nécessaire de faire le maximum de choses possibles pour se faire accepter par quelqu’un et donc, être entier.

Peut-être que si à l’époque je savais ce qu’était une retraite silencieuse, j’aurais pu lui en parler et cela aurait changé sa vie. Parce qu’après toutes ces vaines tentatives il n’a jamais trouvé quelqu’un qui partageait ses convictions et s’est donc senti rejeté, et ainsi s’est lui même rejeté de son propre pays.

Tu te sens peut-être submergé toi aussi par certaines personnes ou encore par les réseaux sociaux. Peut-être que tu as besoin de prendre du recul par rapport aux informations et à la situation que nous vivons tous en ce moment. Je sais que cela peut être déboussolant et qu’il est facile de se retrouver angoissé par ce qui arrive, et c’est en partie ce pourquoi j’ai décidé de tenter l’expérience de la retraite silencieuse.

Hridaya Yoga, une école de méditation – et de yoga basée en France a organisé une retraite silencieuse en ligne – en français et en anglais. Les règles étaient simples, nous devions être seuls pendant toute la durée de la retraite et nous ne pouvions rien faire d’autre que ce qui était prévu dans le programme. À part manger bien sûr et écrire dans un journal ; pas de musique, pas de lecture, aucune interaction avec autrui.

Grâce à la quarantaine – si je puis dire – Hridaya Yoga a organisé cette retraite silencieuse en ligne basée sur un don conscient. N’importe quelle personne intéressée pouvait rejoindre le groupe et prendre part aux cours proposés. Nous étions guidés méthodiquement, à travers quatre heures de méditation, deux heures de yoga et trois heures d’enseignements tous les jours de 8h à 21h.

Bien entendu, si tu as lu mes articles, tu sais que la méditation m’est familière mais je n’ai jamais été assez audacieux – parce que cela demande du courage – pour méditer une heure entière par jour minimum. Ma petite amie a rejoint le groupe français et j’étais avec le groupe anglais. Le groupe français était guidé par Déborah Blin et le groupe anglais par le fondateur de l’école, Sahajananda.

Sahajananda est resté 17 ans dans le silence. Tu as bien lu, 17 ans. Et quand tu suis ses méditations, c’est magique de voir à quel point et simplement à travers une caméra, sa paix peut te toucher. Tous les enseignements donnés dans cette école sont le produit de ces 17 ans de silence.

Rester dans le silence pendant trois jours était moins facile que ce qu’on pourrait penser. Mais c’est aussi une partie du processus, chaque chose en son temps.

De plus, comme je l’ai dit, j’ai fais cette retraite avec ma petite amie, mais dans un petit appartement dans lequel nous étions, nous avons dû nous organiser pour faire en sorte de ne pas se voir pendant trois jours. Nous n’étions même pas censés dormir l’un à côté de l’autre, ce que nous ne pouvions pas faire donc nous nous sommes mis d’accord pour ne pas se toucher ni se regarder. Cela peut paraître dur mais si on veut profiter pleinement de l’expérience, il faut jouer le jeu.

Le premier jour fût le plus difficile, mon ego a même essayé de m’avoir en me tentant de consulter mon compte bancaire. Ça aussi, ça pouvait attendre. C’est difficile de parler d’une expérience comme celle-ci étant donné que c’est une expérience qui se vit dans la tête et surtout dans son coeur. Ma petite-amie nous en parle juste après :

“J’appréhendais beaucoup la retraite à cause de toutes les choses que nous ne pouvions pas faire, comme notamment interagir avec les gens et ne pas avoir d’informations entrantes ni sortantes si je puis dire, pas de bouquin, pas de télé… Et malgré cette appréhension, ça m’a fait beaucoup de bien, c’était comme une introspection, quelque chose que je n’ai pas l’habitude de faire. Alors effectivement ça a fait remonter des choses à la surface mais ça a permit justement d’écumer toutes ses choses et de faire le tri, ça m’a apaisé. C’était comme une exploration de soi-même.”

Pour ma part, je peux dire qu’il y a un Ben d’avant la retraite et un Ben après ; c’est une expérience folle et nous ne nous rendons pas compte à quel point nos esprit peuvent être préoccupés et à quel point il est nécessaire de les calmer. Dorénavant, je prends les choses de façon moins sérieuses et j’apprends à m’écouter de plus en plus. Depuis, mes méditations et mes séances de yoga sont d’autant plus aisées et je vis plus sereinement. La retraite n’était pas simple au début mais, nous avons besoin de tomber pour pouvoir voler.

Je te conseille de faire une retraite de ce genre. Je suis sûre que tu pourras en trouver une qui te conviendra et grâce à laquelle tu trouveras le plus de bénéfice. La vie peut être effrayante parfois mais rappelle toi des moments où tu es sorti de ta zone de confort, ne valait-il pas la peine de le faire? L’oisillon est effrayé quand il doit sortir du nid, il a peur de voler, mais quand il vole, il est enfin libre.

J’espère que tu as aimé cet article. Et toi, as-tu déjà fait l’expérience d’une retraite spirituelle (silencieuse ou non)?

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